theatre, objets, opera de poche | Côté cour

Frankenstein
Tarif Grenat
du 30 mars au 1 avril 2020 / 19h
durée 1h10
Théâtre La passerelle

Compagnie Karyatides
D’après Mary Shelley

A voir dès 13 ans


Après Les Misérables, la compagnie Karyatides s’attaque au chef-d’œuvre fantastique de Mary Shelley. On y retrouve leur univers d’objets hétéroclites, accompagné cette fois d’une chanteuse lyrique et d’un pianiste. Une adaptation sur le fil de l’émotion.

Raconter les classiques de la littérature avec quelques poupées, des bustes en plâtre et trois bouts de ficelle ? Les comédiennes-metteuses en scène Karine Birgé et Marie Delhaye de la compagnie Karyatides s’y attellent depuis plusieurs années avec finesse, poésie, et un sens très sûr de l’image. Après Les Misérables et Madame Bovary, c’est sur Frankenstein que se sont penchées les deux fées, réunissant sur scène deux comédiens, une chanteuse lyrique et un pianiste.
L’histoire est celle du docteur Frankenstein, qui, bouleversé par le décès prématuré de sa mère lorsqu’il était enfant, se met en tête de ressusciter les morts. Lorsqu’il y parvient, il ne sait pas que son tour de force va le mener droit vers l’abyme… Frankenstein, le démiurge en blouse blanche, est un homme blessé qui ne saura pas aimer la créature qu’il a engendrée, la transformant en « monstre » ; telle est l’histoire déchirante que nous conte Mary Shelley. Sur scène, Victor Frankenstein, sa mère, sa sœur, des scientifiques, la créature, défilent parmi d’autres et racontent, commentent, vivent, souffrent, rient. Si ce roman gothique est traversé par des questions très actuelles, de la bioéthique au transhumanisme, c’est surtout les aspects fantastiques du roman qu’ont voulu mettre en valeur les Karyatides dans leur adaptation tout en clair-obscur. Quant à leur B.O., lyrique et iconoclaste, elle va de Verdi et Rachmaninov à… Céline Dion ! Un décalage pertinent qui révèle toute la modernité de cette œuvre.
 

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LA PRESSE EN PARLE
 

« De toute beauté, d’une grande précision, extrêmement touchant, entre chants de consolation, de supplique ou de prière, ce (Victor) Frankenstein, porté par les notes de Rachmaninov, Verdi ou… Céline Dion, traverse une blessure inguérissable, une quête inaccessible, une querelle scientifique entre les modernes et les conservateurs avec une question toujours d’actualité autour des lois de la nature et de la limite de leur transgression, à l’heure du clonage ou de la création pro assistée. (…) Toute l’humanité de la mise en scène de Karine Birgé réside dans l’approche de la souffrance de la créature, lit de tant de violence. »
LA LIBRE
 


Jeu Cyril Briant, Marie Delhaye et Karine Birgé (en alternance)
Chant Virginie Léonard et Lisa Willems (en alternance)
Piano Kevin Navas et Thomas Eeckhout (en alternance)
Mise en scène Karine Birgé
Dramaturgie Félicie Artaud et Robin Birgé
Création sonore Guillaume Istace
Création lumière et coordination technique Dimitri Joukovsky
Collaboration technique Karl Descarreaux
Scénographie et costumes Claire Farah
Confection costumes Camille De Veaux de Sancy
Constructions Sébastien Boucherit, Claire Farah, Joachim Jannin et le Théâtre de Liège 
Peinture Eugénie Obolensky
Illustrations et graphisme Antoine Blanquart