théâtre | Côté cour

La Conférence
Tarif Amande
thu 16 feb 2012 / 19h
durée 1h20
Théâtre La passerelle

De Christophe Pellet (L'Arche Editeur)
Mise en scène Renaud Marie Leblanc et Vincent Franchi
Cie Didascalies & Co

Le monologue de Christophe Pellet a connu la saison dernière trois mises en scène. Il faut dire que le texte se reçoit comme un coup de poing. Accrochés aux sièges, les spectateurs amoureux de théâtre en prennent plein leurs illusions : le soliloque, autobiographique, est une diatribe contre le théâtre institutionnel français, les artistes français, la saucisse et le cheval français, l’esprit, l’entre-soi et le piquant français. La société française, en fait, et ses hypocrisies, ses tocades, ses mépris.
Une heure vingt de mots qui frappent juste, de remarques acerbes, de cet humour du désespoir outrepassé qui rend la langue dure comme la pierre, et met l’esprit à l’exacte distance qui permet de rire des pires revers. Car cette Conférence qu’on n’entendra pas est férocement drôle, et pratique brillamment l’art du portrait en actes… à la française !
Se lancer dans ce monologue sans filet, avec ses ressassements et ses retours en arrière, ses exaspérations, ses colères et ses désespoirs, relève véritablement de la performance d’acteur. Renaud Marie Leblanc, qui n’était pas monté sur scène depuis 15 ans, s’équipe d’un fauteuil, d’un imperméable, et suit un simple trajet de lumière. Il incarne Thomas Blanguernon, double de l’auteur, avec force et aisance. Mais aussi avec nuances, montrant subtilement comment le rejet brutal du monde théâtral français, et de la société qui l’a fait naître, dit encore un amour profond, un rêve brisé, un idéal. À terre peut-être, et falot, mais témoignant d’une culture qui voudrait renaître.


Dîner-rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation


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EXTRAITS DE PRESSE

« Impossible de dérouler ici toute la densité et l’intensité de ce texte quasi hypnotique, débordant de digressions, de tournoiements et de répétitions, signé par Christophe Pellet et porté par un étonnant Renaud Marie Leblanc. Peuplé de personnages qui, dans le milieu théâtral et au-delà, transpirent le vécu, ce soliloque oscille entre l’humour noir et l’émotion pure, le deuil et l’aigreur, la moquerie et l’asthénie, dans une scénographie très justement dépouillée et des lumières au cordeau. »
La Marseillaise

« Renaud Marie Leblanc s’avère un comédien précis et inspiré, comme le sont ses mises en scène. Extraverti, boudeur, piquant, absent, son personnage s’exhibe dans la diatribe sans donner les véritables clefs de son désespoir, sensible pourtant. Avec un fauteuil, un imper, un couloir de lumière et un peu de Mahler, le comédien tient la scène pendant plus d’une heure empoignant un texte prolifique.»
Zibeline


De Christophe Pellet (L'Arche Editeur)
Mise en scène Renaud Marie Leblanc et Vincent Franchi
Cie Didascalies & Co

Avec Renaud Marie Leblanc
Scénographie Olivier Thomas
Lumière Erwann Collet
Costumes Julien Silvéréano

Production : Didascalies and Co

Cette pièce a reçu le Grand Prix de littérature dramatique 2009.

Photo Mathieu Bonfils
 


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Dossier de presse

Photo en haute définition © Mathieu Bonfils