théâtre

Le Bout de la route
Tarif Turquoise
tue 1 feb 2011 / 20h30
durée 2h15
Théâtre La passerelle

De Jean Giono
Mise en scène François Rancillac
 

Arrivé en pleine nuit dans la ferme d’un hameau perdu de Provence, Jean, grand gaillard sans bagage ni argent, fourbu après une longue marche, fait irruption au sein d’une famille tétanisée par un double deuil. Après une nuit de repos, la patronne des lieux, dont le mari vient de mourir ainsi que son aînée, accepte de l’engager pour quelques travaux de force...
Grâce à son énergie inépuisable, à sa bonté naturelle et à son art de la parole – il était raconteur d’histoires dans une autre vie – Jean va se faire aimer de tous, insufflera aux habitants de la ferme, la patronne, sa fille Mina et sa belle- mère, la force d’une renaissance. Il réveillera chez les villageois les cœurs et les langues, préparant chacun au printemps qui s’annonce. Mais, trahi lui-même par la femme de sa vie, préférera-t-il chérir son fantôme plutôt que de répondre à l’amour de Mina?
Se gardant de tout naturalisme déplacé, la mise en scène de François Rancillac prend le parti de la sobriété et restitue au plus juste la langue concrète de Jean Giono, s’appuyant sur des comédiens remarquables et sur le superbe dispositif scénique de Jacques Mollon inspiré des tableaux Outrenoirs de Pierre Soulages, qui joue profondément de ce noir absolu révélateur de lumière.

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EXTRAITS DE PRESSE

« Dépouillée, inventive, passant avec le même bonheur des moments d’intimité aux moments de liesse (le bal, annonce du printemps), la mise en scène (de François Rancillac) fait part belle aux sentiments et aux non-dits, aux émotions et aux silences. Evitant aussi bien les pièges du grand « mélo » réaliste que ceux d’un symbolisme artificiel il dirige d’une main sûre ses comédiens vers un jeu à l’évidence et à la pudeur toujours justes. »
La Croix

« On s’émeut de peu. Ou de beaucoup, puisque tout dans ce spectacle semble relier le banal à l’universel, l’ordinaire au tragique, le quotidien insignifiant à la pulsation violente de la vie elle-même. Sous nos yeux, c’est comme si chaque joie, chaque peine, chaque désir prenait la forme d’une première fois, et nous étreignait le cœur avec la force, intacte, des expériences fondatrices. Et les comédiens de Rancillac, par leur travail précis et généreux, savent se situer au lieu exact où se rencontrent la pudeur et le dévoilement. »
Les Trois Coups

« La très belle scénographie avec ses pans de murs mobiles, ses signes clairs d’ouverture, fermeture, enfermement ou sortie, s’inspire de l’« outrenoir » de Pierre Soulages, le sol et les parois sont ainsi couverts d’une texture noire, épaisse et striée, qui capture la lumière. Presque rien de concret donc (mis à part quelques objets), mais plutôt un univers mental magnifiquement exploré. La scénographie, les lumières, le travail des voix, le jeu des comédiens, sans faille, tout concourt à faire de cette mise en scène une pleine réussite. »
La  Terrasse
 


De Jean Giono
Mise en scène François Rancillac

Avec Eric Challier, Charlotte Duran, Jean-Pierre Laurent, Tommy Luminet, Anita Plessner,
Thiphaine Rabaud-Fournier, Emmanuèle Stochl

Dramaturgie Frédéric Révérend
Scénographie Jacques Mollon
Costumes Ouria Dahmani-Khouhli
Lumière Cyrille Chabert
Son Daniel Cerisier et Fabrice Drevet
Création bayon (accordéon) Olivier Innocenti

Coproduction : La Comédie de Saint-Etienne/CDN – Le Théâtre l’Aquarium – Le Fanal /Scène Nationale de Saint-Nazaire

Crédit photo : Régis Nardoux


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