Classique décapé | Côté cour

Le Misanthrope
Tarif Grenat
tue 1, wed 2 dec 2015 / 19h

Théâtre La passerelle

De Molière
Collectif Kobal’t



« Mon amour ne peut se concevoir et jamais Personne n’a, Madame, aimé comme je fais. »
Alceste, in Le Misanthrope acte II, scène 2


« Il n’y a pas plus belle langue que les Alexandrins pour parler de l’amitié ou de l’amour », nous dit le metteur en scène Thibault Perrenoud. Et en effet, tout dans cette pièce en cinq actes semble se faire l’écho de la vie des membres de ce collectif de trentenaires et des questions qu’ils se posent sur le couple, le paradoxe du désir, la compétition des égos, la haine de soi qui se transforme en haine des autres.
Transposée dans une soirée parisienne entre copains, cette version décapante de l’histoire d’Alceste amoureux de Célimène, fait ressortir la violence des sentiments dans un jeu de rôle et de dupe où les émotions des personnages sont exacerbées. Et si Alceste tenait un discours de misanthropie pour justifier sa jalousie et pallier sa faille amoureuse ? Célimène, rompue à l’hypocrisie de cette société du paraître, où il est bon de flatter les uns et de médire sur les absents, n’est-elle qu’une coquette ? Philinte n’est–il que l’ami sincère ?
Dans une mise en scène rageuse, drôle et électrique, sept comédiens à l’énergie débordante, donnent une puissance inouïe à cette comédie humaine et en fait ressortir toute la modernité.
Très proche des comédiens, le public, installé autour de la scène comme dans une arène de corrida, assiste à la mise à nu d’Alceste – au sens propre – et découvre une autre vérité des personnages.
Molière, loin d’être parodié, en ressort magnifié !


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LA PRESSE EN PARLE

« Décapant ! Thibault Perrenoud signe une mise en scène de haute volée, dynamique, d’une énergie affolante. Et sacrément intelligente. C’est une plongée en apnée dans la psyché humaine avec toutes ses ambivalences, ses ambiguïtés. Alceste n’est pas plus misanthrope que vous et moi. C’est un Alceste écorché, à vif, dans l’urgence d’un profond malaise. Les personnages sont dépoudrés, décorsetés, dépouillés de toute affectation pour en atteindre l’essence même et disséquer leurs affects. Et si Alceste finit littéralement à poil c’est qu’il s’est dépouillé, lambeaux après lambeaux, de ce qui l’engonçait, pour atteindre la vérité. Sa vérité. Cette mise en scène est une spirale où la couleur des sentiments affolés claque sous le vernis, vernis qui craque de tout côté et émiette les personnages.
C’est audacieux mais le « chiche » de Thibault Perrenoud est gagnant.
»
Un Fauteil pour l'orchestre

« La mise en scène de Thibault Perrenoud, agitée, électrique, met constamment les jeunes loups de Molière en situation d'hystérie amoureuse et de confusion mentale, sociale. Ils bougent sans cesse, trépignent, piétinent, viennent frôler le public. Rarement Alceste, Celimène et leurs amis auront semblé si jeunes, fragiles, si incertains dans leur relation au monde, à la société de leur temps, à leurs amours.
En costumes à la mode branchée d'aujourd'hui, les comédiens réinventent, redessinent - réécrivent même parfois ! - ces désarrois amoureux. Ce Misanthrope-là, diablement vivant, diablement présent, met nerveusement et joliment en avant la douleur contenue dans chaque personnage ; tous plus ou moins au bord de la crise ou de l'absolu désespoir ; tous tétanisés par le chagrin.
»
Télérama


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TEASER D'ARTE


Avec Marc Arnaud, Mathieu Boisliveau, Chloé Chevalier, Caroline Gonin, Éric Jakobiak, Guillaume Motte, Aurore Paris
Assistant à la mise en scène Guillaume Motte
Dramaturgie Alice Zeniter
Scénographie Jean Perrenoud
Création lumière Xavier Duthu

Production : Kobal’t
Avec le soutien de l’ADAMI, du théâtre de Vanves, du CentQuatre, du Pot au noir
 


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crédit Alice Colomer

Dossier de presse complet de la saison 2015-16
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