théâtre

Le songe d'une nuit d'été
Tarif Grenat
tue 9 dec 2014 / 20h30
durée 1h45
Théâtre La passerelle

D’après Willliam Shakespeare
Adaptation, écriture, mise en scène Charles-Eric Petit
Cie L’Individu
 

Plus encore que l’amour, Le Songe d’une nuit d’été célèbre le théâtre et son extraordinaire faculté à libérer nos imaginaires. Du moins est-ce l’avis de Charles-Éric Petit. Et c’est parce qu’il aime profondément cette œuvre de Shakespeare que le jeune auteur et metteur en scène parvient à la bousculer sans la trahir. De la pièce la plus extravagante du grand William, il tire un drolatique manifeste pour un spectacle résolument vivant. Une réécriture plus qu’une adaptation, qui transpose l’action au sein d’une fantastique forêt de sens : le plateau d’un théâtre, sur lequel règne en maître des illusions, Obéron, le souverain des elfes.
Usant doublement de la mise en abyme, de l’idée de « théâtre dans le théâtre » chère à Shakespeare, les acteurs tiennent ici leur propre rôle et celui des personnages qu’ils sont censés incarner. Un jeu de poupées russes qui multiplie, joyeusement, les points de vue sur cette histoire d’individus dont le cœur refuse de céder à la raison. On s’amuse franchement de ces glissements entre texte d’origine et bribes d’autofiction qui permettent de l’entendre dans toute sa contemporanéité. Tout Shakespeare est là : la tragédie et la comédie, la farce et la parodie, désacralisées, passées au filtre d’une fantaisie effrénée.
« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves », écrivait Shakespeare. Charles-Éric Petit le prend au pied de la lettre. Lui qui rêve d’un théâtre à l’écoute du vivant, comme « un cristal qui refuserait de se cristalliser », trouve dans Le Songe l’accord parfait de sa pensée.
 

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LA PRESSE EN PARLE

« Tout y est. Et l’adaptation, où plutôt la réécriture, du Songe d’une nuit d’été par Charles-Eric Petit apparaît dans toute son évidence, joyeusement nourrie par ses singularités. En concentrant le propos sur les histoires de couple, il nous emmène notamment au cœur de la relation volcanique entre Titania et Obéron d’une façon sauvagement moderne, en libérant la parole amoureuse. »
LA PROVENCE

« L’amour du théâtre est une chose rare, y compris chez les metteurs en scène. Charles-Eric Petit et ses comédiens aiment le texte, le jeu, jusqu’à plonger dans le répertoire shakespearien pour y trouver des choses à dire sur notre monde. Sans le bousculer, en y ajoutant aux marges un cadre qui reflète leur vie d’aujourd’hui. »
ZIBELINE

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EXTRAIT VIDEO
 


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crédit photo : Laurence Garel