Saga théâtrale

SAIGON
Tarif Pourpre
du 31 jan au 1 feb 2019 / 19h30
durée 3h20
Théâtre La passerelle

Mise en scène Caroline Guiela Nguyen


Une fresque en cinémascope dans laquelle les fantômes du Saïgon de 1956 côtoient les exilés du Chinatown de Paris. Un grand récit choral, épique et bouleversant.

Un restaurant vietnamien plus vrai que nature, avec ses fleurs en plastique, ses chaises en inox, ses odeurs de friture et son coin karaoké. Ici se retrouvent et se croisent des personnages aux destins marqués par l’exil, du Saïgon de 1956 à la France de 1996. Leurs récits mêlés, leurs histoires d’amour parfois déchirantes, les chansons populaires qu’ils fredonnent, tissent le portrait de quarante ans de relations douloureuses entre la France et le Vietnam, du départ précipité de l’Indochine à la fin de l’embargo permettant le retour tant espéré sur leur terre d’origine.
Décor panoramique, voix off et voyage dans le temps, avec ce spectacle à l’atmosphère très cinématographique, la jeune autrice et metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen a fait tomber en amour le Festival d’Avignon 2017. Sa mère fut l’une de ces exilées des années 50, une « Viet kieu » (une « Vietnamienne étrangère »). Si elle se défend d’avoir créé un spectacle autobiographique, Caroline Guiela Nguyen a bien nourri sa création, comme à son habitude, de récits et d’éléments concrets. En séjournant à Hô Chi Minh-Ville, ex-Saïgon, en traînant dans les quartiers asiatiques de Paris, elle a humé des ambiances, des images, des parfums oubliés. De ce matériau sensible, elle a tiré une polyphonie délicate dans laquelle ses comédiens, français, vietnamiens et franco-vietnamiens, entrecroisant leurs langues et leurs accents, nous touchent en plein cœur.

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EXTRAIT VIDEO DU SPECTACLE

TEASER DU SPECTACLE

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LA PRESSE EN PARLE

« Médusés, bouleversés, les spectateurs redécouvrent sur scène, dans la pudeur, le goût de l’ellipse et une infinie délicatesse, tout un pan trop négligé de notre mémoire coloniale et des vies déchirées qu’a provoqué cette guerre d’Indochine dont on parle si peu. Parce qu’elle saigne encore ? Parce qu’elle fait honte ? Caroline Guiela Nguyen réveille les morts, ressuscite les fantômes. Dans le restaurant de Marie-Antoinette, de nombreux comédiens vivent et chantent pour nous avec une infinie tendresse cette histoire de séparation, d’exil, d’abandon, de solitude qui serre l’âme au plus profond. »
TELERAMA

« Portraits vivants issus d’une humanité plurielle d’un restaurant vietnamien du XIIIe arrondissement parisien et de sa réplique asiatique, SAIGON tente d’établir un pont entre les deux rives écartelées par l’Histoire. Et comme au Vietnam tout se raconte dans les larmes, de peine et de joie, ce qui ressort de cette immersion grandeur nature dans l’humanité de ces êtres s’adressant à notre sensibilité, c’est le sentiment d’avoir vécu là quelque chose d’assez unique : un théâtre qui élit la réalité vécue, annihilant les frontières entre la Grande Histoire et les histoires intimes. À en croire les ovations nourries, le message de Caroline Guiela Nguyen a été parfaitement entendu : « Nous sommes faits d’autres histoires que la nôtre, nous sommes faits d’autres blessures que les nôtres ». Ce sont ces récits partagés qui constituent le chemin vers l’humanité.»
INFERNO

« Des premiers instants du spectacle s’exhale une langueur cinématographique qui sera à divers moment prise en charge par de magnifiques passages de karaoké, pour des chants en vietnamien et en français venant interrompre ou augmenter l’action. (…)
Si la pièce parle à tous, c’est d’abord qu’elle sonde avec finesse un pan de l’histoire nationale. 1996, rappelle
SAIGON en passant, c’est aussi l’expulsion des sans-papiers africains de l’église Saint-Ambroise à Paris, et le César du meilleur film à La Haine : on met au défi le spectateur français de ne pas immédiatement songer qu’ici et là on a foutu un bordel monstre, qu’on n’en a pas fini avec les conséquences. Mais si on tend à l’universel, c’est d’abord et avant tout car les mythologies familiales, faites de culpabilités à expier et de silence, on en est tous victimes et dépositaires.»
LIBERATION

 


Avec Caroline Arrouas (en alternance avec Maud Le Grevellec), Dan Artus, Adeline Guillot, Thi Trúc Ly Huynh, Hoàng Son Lê, Phú Hau Nguyen (en alternance avec Diêm Nguyen), My Chau Nguyen Thi, Pierric Plathier, Thi Thanh Thu Tô, Anh Tran Nghia, Hiep Tran Nghia
Écriture Caroline Guiela Nguyen avec l’ensemble de l’équipe artistique
Collaboration artistique Claire Calvi
Scénographie Alice Duchange
Création costumes Benjamin Moreau
Création lumières Jérémie Papin
Création sonore et musicale Antoine Richard
Composition Teddy Gauliat-Pitois
Dramaturgie et surtitrage Jérémie Scheidler et Manon Worms
Stagiaire dramaturgie Hugo Soubise
Traduction Duc Duy Nguyen et Thi Thanh Thu Tô
Consultant scénaristique Nicolas Fleureau
Régie générale de création Jérôme Masson
Assistante à la création sonore Orane Duclos
Assistant à la création lumière Sébastien Lemarchand
Réalisation costumes Aude Bretagne, Dominique Fournier, Barbara Mornet, Frédérique Payot, Pascale Barré
Perruques et maquillage Christelle Paillard
Musiciens studio Nina Millet et Mathieu Schmaltz (violons), Aurélie Métivier (alto), Lydie Lefebvre (violoncelle), Teddy Gauliat-Pitois (piano), Pierric Plathier (guitare)
Construction du décor dans les ateliers de l’Odéon, théâtre de l’Europe

Production : Les Hommes Approximatifs - Production déléguée La Comédie de Valence, CDN Drôme-Ardèche
Coproducteurs : Odéon, théâtre de l’Europe ; MC2, Grenoble ; Festival d’Avignon ; CDN de Normandie, Rouen ; Théâtre national de Strasbourg ; Centre dramatique national de Tours - Théâtre Olympia ; Comédie de Reims-CDN ; Théâtre National Bretagne - Centre européen théâtral et chorégraphique ; Théâtre du Beauvaisis - scène nationale de l’Oise en préfiguration ; Théâtre de La Croix-Rousse, Lyon
Avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Conseil départemental de la Drôme, de l’Institut français à Paris
Avec le soutien de l’Institut français du Vietnam, de l’Université de Théâtre et de Cinéma de Hô Chi Minh-Ville et de La Chartreuse, Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle
Le texte est lauréat de la Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques - ARTCENA

Avec la participation artistique du Jeune théâtre national.

Caroline Guiela Nguyen est membre du collectif artistique de La Comédie de Valence - CDN Drôme Ardèche et artiste associée à l’Odéon, théâtre de l’Europe et à la MC2: Grenoble.
La compagnie Les Hommes Approximatifs est conventionnée par le ministère de la Culture - DRAC Auvergne Rhône-Alpes et par la Région Auvergne–Rhône-Alpes (CERNI).
Elle est subventionnée par le Conseil départemental de la Drôme et la Ville de Valence.
 


Le dossier de presse de la saison  à télécharger ici