PROJET TRIDANSE
Parcours Régional d’accueil en résidence de compagnie(s) chorégraphique(s) 2017


Quatre lieux différents et pluridisciplinaires, ayant chacun des missions d’accueil en résidence, ont décidé de mettre en commun leurs spécificités, leurs complémentarités, leurs savoir-faire et leurs moyens en créant Tridanse. Le Citron Jaune, Centre National des Arts de la Rue à Port-Saint-Louis du Rhône, Le Vélo Théâtre Pôle régional de développement culturel à Apt, Le 3bis f lieu d’arts contemporains à Aix-en-Provence et Le théâtre La passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud et cette année le Théâtre Durance scène conventionnée à Chateaux-Arnoux, accueillent dans le cadre de ce dispositif des compagnies chorégraphiques ayant une démarche pluridisciplinaire en résidence de création.
Voisins par l’implantation, cousins par leurs rapports à la création et les modes de réception des artistes, ces lieux accompagnent chaque année le projet d’une compagnie afin de permettre la réflexion, l’action et l’expérimentation d’autres relations aux artistes, publics et équipes des lieux, favoriser l’émergence de nouvelles formes et écritures chorégraphiques, inventer des modes d’accompagnement de projets de création prenant en compte à la fois les dimensions humaines et artistiques.

En 2014/2015, le dispositif Tridanse a accompagné Mouvinsitu qui a été créé au théâtre La passerelle.
En 2015/2016, Tridanse accompagne Fleisch , une création de Pauline Laidet, metteur en scène et chorégraphe.
En 2016/2017, Tridanse accompagne Dites à ma mère que je suis là , une création de la Cie Etat d'urgence


DITES À LA MÈRE QUE JE SUIS LÀ
Cie Etat d'urgence
Lundi 14, mardi 15 novembre à 19h

S’appuyant sur le travail d’une chercheuse et sur la réalité des réfugiés de la jungle de Calais, un spectacle sur l’immigration, protéiforme et ambitieux entre acrobatie, danse, théâtre et travail vidéo. Vibrant et nécessaire !

« L'art est un instrument capable d'approcher les différents groupes sociaux et de traverser les frontières », affirme Amanda Da Silva, chercheuse sur les migrations internationales. La compagnie Etat d'Urgence est née de sa volonté de partager ses recherches au travers de médiums capables de toucher le plus large public possible : par la parole mais aussi et surtout par les sensations, le langage universel du corps, la scénographie, la vidéo. C’est pourquoi elle a rassemblé autour d’elle un collectif d’artistes issus du théâtre, du cirque et de la danse.
Pour Dites à ma mère que je suis là, la compagnie s’est appuyée sur un important travail d’immersion auprès des réfugiés de Calais, des habitants et des associations qui leur viennent en aide. L’objectif de ce spectacle : faire ressentir aux spectateurs le chemin de ces hommes, de ces femmes et ces enfants qui, au péril de leur vie, ont franchi les frontières dans l’espoir d’une vie meilleure. Et nous faire toucher du doigt ce que vivent les réfugiés sur le terrain, dans la « jungle » : l'épuisement, l'abandon, la fuite, le temps disloqué, la lutte pour une goutte d'eau, un repas, l'attente, le rêve, la blessure... Pour transmettre ces thématiques, il était nécessaire de les transcender. Etat d’Urgence a donc construit un spectacle total où sont présents la poésie des corps, l’inventivité du geste plastique, la fluidité de l’acrobatie, la puissance des mots et de la vidéo. Une création à découvrir !